Création/Littérature/Poésie

Maxime Deprick, Infusion

Méditant à l’ombre de l’orme
J’ai mangé les vipères
En prêtant attention aux orbes
Qui parsèment la Terre.

Laisse au temps, le temps
De délivrer ces voix qui murmurent.
Laisse les pierres voyageuses
Livrer le chant de la Nature.

J’ai mangé les vipères
Absorbé leur venin
Comme un poète gourmand
Comme un enfant content.

J’ai mangé les vipères
Comme un remède indien
En saisissant les astres
Par le bout de la queue
Me gonflant de mystères
Comme la grenouille et le bœuf
Guettant le sifflement amer
De l’origine des serpents.

Nourri du Ôm, du Tau, de Ut, de ci et de ça,
J’ai demandé merci, en remerciant, avide.

J’ai mangé tous les serpents,
Sans remuer moi-même.

 

Maxime Deprick

 

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