Création/Littérature/Poésie

Martine Rouhart, L’été assoiffé

Les arbres ont oublié la pluie
et je ne me souviens plus du vent
qui fait pleurer les yeux

un nuage
un seul petit nuage
de rien du tout suffirait
pour donner vie au ciel

l’on va dans la poussière
sur des sentiers brûlants
au long de chemins sourds

un peu las
l’on finit par se taire
en marchant

cette nuit
je suis sortie dans la fraîcheur obscure
pour prendre un bain d’étoiles

je rêvais
d’une pluie d’argent
tombant directement

de ce semis doré

mais elles étoiles hésitaient

et l’aube est venue
et puis le ciel lisse
sans étoiles
et sans nuages

Martine Rouhart

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