Création/Littérature/Poésie

Marie du Crest, Hier ou un autre jour

C’était hier ou un autre jour sans date
Il y a une ou deux semaines peut être
Que cela a eu lieu :
Je n’ai rien entendu dans la nuit du parc
Sous la lune de lumière comme un soleil couchant

Je l’ai découverte la bête des bois
La biche des contes.

À la surface de l’eau,
Le chevreuil s’est noyé

Ivre peut être des fleurs empoisonnées.

Dans le vieux lavoir
au-dessus duquel se dresse le saule aux longs cheveux verts ondoyants.

Son corps est remonté à la surface

Boursouflé gonflé de la chimie des viscères
Dans la puanteur de sa désintégration
Accompagné du chant des grenouilles
Requiem bucolique.

Son corps a fendu la vase herbue.
Je l’ai vue, la femelle.
Flottant en épave.
En sous marin qui se montre enfin.

Aucun chasseur braconnant sa vie
Aucun chien flairant sa mort.

Un simple présage, je crois.

Marie du Crest

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