Création/Littérature/Poésie

Émilie Voillot, Les Fougères indolentes

Les fougères indolentes sont
Happées peu à peu par les dorures
Solaires. La futaie s’éclaire peu à peu de
Mille feux, les sentiers de traverse -salutaires
Rougeoient ça et là, on s’y perd tant la
Lumière vous prend au
Corps. Escargots et limaces tapissent le
Sol de confettis de feuilles
Mortes, un tapis frémissant s’offre à nos
Pas -ralentis par la surprise d’or et de
Matière silencieuse. « Élémentale ». On est saisi par l’élégance de certaines branches
Caressant leurs ombres telles de longues
Algues -languides. On peine à re
Connaître son chemin tant est épaisse la
Verdure. Le mystère de la saison tiède l’
Intermède floral, moussu, la fièvre en
Suspens. Comme si l’orage grondait tout
Près et n’attendait qu’un interstice une
Seconde propice pour
Éclater en gerbes apaisantes. Comme si la
Teinte orangée du tableau d’
Ensemble appelait la débâcle ou le
Commencement d’autres
Choses et
Gestes.

Émilie Voillot

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