Création/Littérature/Poésie

Cédric Bonfils, Au bout de nos adieux

J’ai marché. Le ciel gris de ton rude avril.

J’ai marché. Le plus intense de toi.

Marché. Ton corps étendu dans un filet du temps.

Marché. Ton âge enchainé aux pieds. Le poids dans mes pas de toutes tes années.

J’ai marché. Le blanc gelé de tes cheveux.

J’ai marché. L’angoisse comme un fer tremblant dans les jambes.

Marché. Ton sourire en bandeau sur mon front que tu embrassais.

Marché. Le goût de l’absence à la bouche.

J’ai marché. Des frissons dans les membres à tes derniers soubresauts.

J’ai marché. Ta voix riait dans les mots.

Marché. La partition des rides sur ton visage qui ne sait plus les chanter.

Marché. Le froid encore sur les lèvres de ta main pâle.

J’ai marché. La pulsation à l’oreille de ton coeur ralentissant.

J’ai marché. Douleur bleue de tes veines sur la peau.

Marché. La rue vide comme ton lit ce matin.

Marché. La mélodie de mon enfance intacte dans tes yeux.

J’ai marché. Ton courage dans mes pensées comme un drap chaud laissé au vent.

J’ai marché. Le souffle que tu n’as plus.

Marché. La fin des souffrances qui t’emporte.

Marché jusqu’au bout de nos adieux

Cédric Bonfils

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