Création/Littérature/Poésie

Lise de Courdes, Un jour d’éveil

Avec un petit cheveu timide sur la langue
Un handicap si charmant
Apprendre à parler la langue d’un autre
Et les tons et les temps de guerre
Se changent en luxe, calme et humilité.
On se découvre poète pour se comprendre
Jusqu’au déclic, un jour d’éveil
Où Robinson seul sur son île rêve
Qu’il touche du doigt l’alien attendu
Venu désespéré du ciel,
Ce jour de gloire à la paix
Où la fière tour de Babel s’écroule
Et les pierres de ses murs fondent des ponts.
La première langue, mon premier amour
Qui te touche et s’enroule
D’une amitié qui se lie dans l’oeil vif d’un oiseau
Libre de s’apprivoiser pour toujours.
Toutes, dévorons-les, les sibyllines cyrilliques
Buvons leurs paroles divines dans la gorge
Les viriles et les cristallines en musique
Les arts orientales avec les saxonnes
Même les mortes, nous boufferons par les racines
Pour remonter le temps de notre histoire
Depuis que nous sommes âmes soeurs
Les aboiements de chien et les miaulements de chats
La langue des femmes et celle des hommes
Tous s’aimeront polygames dans leurs différences
Car au nirvana, la langue des anges
Sont les sourires des enfants
Uniques qui se ressemblent.

Lise de Courdes

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