Création/Littérature/Prose

Joe Quintal, Ouverture d’os

 

À Pascal Dandois

Chaque jour, depuis ma fenêtre, j’observais cet individu étrange qui passait sur le trottoir d’en face, pendant que je dégustais mon café noir.

Ce voisin qui m’était non seulement inconnu voire même invisible, changeait de manière subtile chaque jour.

Une force mystérieuse émanait de sa démarche fébrile métallique et malhabile.

Chaque jour devant mon café, je le voyais muer d’une force plus grande, son dos s’agrandir à déborder du cadre de ma fenêtre.

Chaque jour s’affermissait sa volonté d’engranger le ciel, son regard fixe et noir regardait son aire, le cinquième étage.

Son envol avait écrasé son brouhaha noir sur le trottoir, se rependant comme pour marier au bitume son amertume.

Chaque jour, ses bras s’allongeaient comme des ailes pour toucher à nouveau le ciel.

Mante religieuse moderne qui prêche le précieux de la vie.

Joe Quintal

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