Création/Poésie

Khalid EL Morabethi, Au fond

Au fond,
Elle dit,
Hélas,
Plusieurs fois de suite,
Hélas, hélas…
Une guillotine en face,
Là-haut, les yeux se ferment,
Les pleurs du temps s’arrêtent,
Les dernières paroles et la pluie tombèrent abondamment, lourdement sur la terre,
Une tête coupée, une belle histoire s’efface, derrière.
Si seulement…
Soupir en contemplant un visage,
Vouloir comprendre cette chose au milieu, au fond de ces pages.
Si seulement…
Ce Corbeau pouvait parler de cette naïveté qui ne cesse de déchirer les nuages,
De ce chant d’espoir montrant sa vieillesse, sa faiblesse,
Hurlant, s’étouffant dans son oreiller et laissant doucement le poison pénétrer.
Si seulement…
Ce Corbeau et son ami Oiseau pouvaient rechanter ensemble,
Et dire à ce vieillard au regard amer,
Qu’à droite le chemin mène à la lumière et l’autre jette brusquement en arrière.
Si seulement…
Un esclave pouvait choisir.
Entre laisser ses mains dans la poussière,
Et se battre contre ces bras qui ont poussé sa flamme sourde en enfer.
Au fond,
Le sommeil du mal est terriblement agité,
Seul dans un château où rien ne bouge, sauf l’ombre de la fatalité,
Regardant le plafond, cherchant le pardon,
Observant dans le miroir ses yeux, ses joues tremblantes, ses rides,
Son regard qui le percute de plus en plus dans le vide,
‘’Pardon… ! ‘’
A écrit sur les murs.
Au fond,
Ces trois chemins mènent au cimetière
Ô Mort !
Votre odeur,
Votre lueur,
Proche, proche,
Ô Mort, la seule réalité, prend cette illusion en douceur

Khalid EL Morabethi

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