Genre/Prose

Bernard B, Au commencement

Combien injustes étaient les privilèges que la moitié du genre humain s’arrogeait depuis une éternité ! Si nombreuses étaient celles qui rêvaient d’écrire une nouvelle page de l’Histoire ! Quand enfin leur rêve devint réalité. En cette nuit du quatre août. Elles arrivèrent. Des myriades de frégates, armées de leurs plumes, fendaient majestueusement l’écume d’encre de l’océan des Lumières. Elles n’avaient pas attendu les philosophes pour battre en brèche les remparts du patriarcat. La parité était en ordre de bataille. La patrie, la terre des pères, craignait tant la venue de la femme-pirate. Celle-ci étripa les dogmes qu’elle envoya paître sur le champ. Pour couper court aux infamies. L’égalité allait enfin pouvoir livrer ses combats. Contre les avantages, privilèges d’un genre. Ce fut la fin d’un ancien monde. La victoire des femmes refusant le sous-genre. L’une d’entre elles fut nommée à la tête de l’exécutif. Son prédécesseur et homologue infâme fut dépité. La femme venait de tenir tête à l’innommable qui perdit la tête. À tête reposée la femme prit son heaume. C’était une femme de tête qui avait la tête sur les épaules. L’homme devint famélique et fit mauvais genre. Devant ses pairs la femme prononça son homélie. Au commencement la femme créa la liberté et l’égalité.

Bernard B.

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