Événements/Manifestations

Chasse-pierre, ah oui ! J’connais.

Festival de Chassepierre, 22&23 août 2015

Festival de Chassepierre, 22&23 août 2015

Même la marginalité a ses lieux communs. Chasse-pierre est l’un d’eux. Ce village de la Semois presque pittoresque et paisible dans son cadre champêtre s’anime un week-end par an en devenant le rendez-vous des gamins des rues. Ces artistes qui déposent habituellement un chapeau dans vos rues et vous font aimablement l’aubade ou jonglent avec n’importe quoi pourvu que ça voltige, ou font les clowns dans l’espoir de vous arracher un sourire ou mieux, un rire, sont là comme sur une estrade, entourés d’un public assis sur le sol. Un public qui a payé son billet d’entrée. Une fois par an, ils sont célébrés tels de véritables vedettes, des stars du pavé. Dans une fête, baptisée Festival International des Arts de la Rue.

Artistes des rues, des mots qui suscitent la sympathie, d’emblée, l’empathie… Mais est-ce pour cela que les spectacles sont bons ? Le festival attire une foule de sympathisants, de curieux qui cherchent autre chose à se mettre sous la dent que du convenu dans une salle d’un centre-ville. Là, le spectateur est à la campagne, en plein-air. Le minimalisme côtoie des mises en scène spectaculaires. Des installations surprenantes. Carrousel fait de bric et de broc qui embarque petits et grands, éléphant de toile de jute et de carton-pâte compagnon d’un drôle de dresseur accordéoniste. Un singe géant aussi, coiffé d’un chapeau melon. Et puis, il y a ceux qui n’ont que leurs guitares, leurs voix et puis les mots qu’ils inventent et qui deviennent des refrains entêtants. Ceux, légèrement inquiétants, qui dans un long manteau noir, chaussés de palmes, déambulent au hasard. Ces musiciens-comédiens enturbannés, cette fanfare qui passe et repasse pour créant cette atmosphère de joyeuse kermesse. Des acrobates entament alors un ballet aérien suspendus à un filin d’acier au clocher de la petite église. Etc… Il y a dans tout cela beaucoup de cœur. Beaucoup de passion et d’envie de partager du bonheur.

Mais, comme c’est étrange, je n’ai retenu de mes passages, en 2013 et 2014, qu’un personnage muet : Brizzi, un clown au nez blanc. Il fend la foule, apparemment indifférent, puis s’arrête net devant vous et fait mine de vous dessiner sur son carnet à croquis, mais en fin de compte on ne découvre sur la page qu’un gribouillage. Belle leçon d’humilité pour les modèles qui se sont prêtés à cette séance de pose improvisée. Il émane de ce personnage au chapeau pointu et au tablier gris qui ne prononce pas un mot /du moins, c’était son option, cette fois-là / et ne fera aucun mime, un magnétisme qui fait que l’on s’y attache sans vraiment savoir pourquoi. https://vimeo.com/19061787.

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Un hommage aux clowns du monde entier. Le clown ne fait pas partie de ces espèces menacées en voie d’extinction, car il sommeille en nous tous. Le clown est humaniste, universel. Il s’adresse autant aux adultes qu’aux enfants.

 

/Référence :

Clownesk-poetisches Theater ohne Worte – Fiat Panna – Compagnie Schafsinn

Laura-Rose de Kempe

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